Le dernier soir du dictateur – Théâtre

8.00 

Mohamed Benchicou

Janvier 2011 : le monde découvre un monstre dans ses placards. Un abominable fossile à figure humaine qui se repaît de sang humain, de cadavres, de pillages, de deuil et de désespoir, prospérant à l’ombre de lois scélérates, de connivences et de lâchetés, hideuse survivance aux commandes un peu partout aux portes de la civilisation, à Tunis, en Egypte, en Libye, en Algérie et peut-être même en Europe…

Le dernier soir du dictateur est une pièce où l’imagination abdique devant la réalité. Car rien n’est plus absurde que l’absurdité qui frappe les hommes.

Ce monologue est un témoignage sur nos impardonnables ingénuités. Nous découvrons, en 2011, l’insolente résurrection de la démence implacable en charge du monde, cella-là qu’on croyait avoir abolie depuis Nuremberg, depuis Attila, depuis Caligula et Néron, et qui, toujours, nous revient sous un visage familier.

Bien entendu, le monstre du Dernier Soir du dictateur n’a pas d’âge. Ou alors l’âge de la désespérance humaine. Il n’a pas de visage non plus. Ou alors celui, répugnant, de la démence qui veut régenter le monde. Il n’a pas de nom autre que ceux qui pullulent dans nos journaux, pas de pays sinon ceux qui crèvent sous son glaive. Il n’a pas d’avenir, sinon dans la mort, la mort qu’il aime à donner.

« Je ressusciterai tant que tu n’auras pas appris à vivre sans maître… Je mourrai le jour où tu passeras de l’humiliation de servir à la grâce d’exister », finira par confier le monstre à l’homme.

A travers cette mise en scène d’un dictateur au dernier soir de sa vie, Mohamed Benchicou propose une analyse sans complaisance du rapport trouble entre les dictateurs et les peuples qu’ils terrorisent. Au final, c’est au peuple de démythifier la toute puissance apparente de ceux qui le tiennent sous le joug de la peur au prétexte de le protéger d’hypothétiques désordres.

10 x 20 cm – 64 pages
ISBN: 978-2-36013-056-6

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