Perrine Valli. L’e féminin du mot sexe

22.00 

Tandis qu’elle travaillait à un duo intitulé Je pense comme une fille enlève sa robe, Perrine Valli écrit dans ses notes de travail : « Que se passe-t-il si une femme inventive s’approprie les pensées et le corps d’un homme, si elle investit un espace qui lui est inconnu, ce monde d’hommes où les femmes sont nues. J’ai choisi d’investir ce monde, imaginaire, le monde d’homme où le corps est nu. »
La singularité de la démarche se trouve bien résumée. Au fil de pièces formellement très soignées, il s’agit de souligner par la danse ce qu’il pourrait y avoir de purement féminin dans l’activité érotique. L’ambiguïté est là, tant l’on voudrait résumer ces pièces à de petits moments troublants inspirés de Balthus ou de Hopper, alors qu’il s’agit d’une lecture sexuée du monde, assumant ce qu’un regard féminin pourra y voir au-delà de l’immémoriale censure de la tradition masculine. D’autres auteures ou plasticiennes s’y sont acharnées : pour la danse, l’ambition mérite qu’on s’y arrête.
 
Collection « L’Univers d’un chorégraphe », dirigée par Philippe Verrièle
S’appuyer sur une pièce d’un chorégraphe pour mieux cerner les questions et les références de ces artistes qui parlent peu de leur univers. Croiser les regards et les écritures, en mêlant des critiques de danse et des auteurs. Apporter aussi un point de vue graphique. Constituer une base de données de référence : liste des œuvres, des collaborateurs… Tels sont les objectifs de cette collection, dirigée par le critique de danse et journaliste Philippe Verrièle, pour une autre façon de parler de la danse.

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