Un Guadeloupéen à Alger. Me Maurice L’Admiral (1864-1955)

18.00 

Christian Phéline

Fils d’un notable mulâtre né esclave, Maurice L’Admiral poursuit à Alger un singulier destin jusqu’à l’aube de la guerre d’indépendance. Avocat « indigénophile », il connaît une précoce notoriété avec sa défense des révoltés de Margueritte (1901). Conseiller municipal au titre indigène de 1908 à 1919, il inspire la première délégation d’élus à se rendre à Paris revendiquer un accès élargi des Musulmans aux droits civiques. Coopté comme bâtonnier par ses collègues européens en 1913, il le reste jusqu’à la fin de la Grande Guerre. En 1939, le jeune journaliste Albert Camus fait écho dans Alger républicain à sa plaidoirie en faveur du cheikh Taïeb El Okbi dans l’affaire du meurtre du grand mufti. Après 1945, l’exemple de sa pugnacité encouragera aussi bien les jeunes défenseurs des militants nationalistes que l’étroite minorité des Européens « libéraux ».
Tel un chaînon manquant entre le Guyanais Ismaÿl Urbain et le Martiniquais Frantz Fanon, cet autre Algérien de la Caraïbe traverse et éclaire ainsi sept décennies de l’histoire coloniale.

Issu d’une famille ayant vécu en Algérie pendant quatre générations, Christian Phéline a été coopérant au ministère de l’Agriculture et de la Réforme agraire peu après l’indépendance. Il a, par la suite, participé aux débats qu’appelait la « voie algérienne » de développement et écrit aujourd’hui sur l’histoire de la période coloniale.

14 X 21 – 202 pages

ISBN : 978-2-36013-259-1

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