Touristes et tourisme dans la vallée du Nil (1869-1952)

18.00 

Caroline Kurhan

Tout commence avec la mode au XIXe siècle, dans les milieux éduqués et bourgeois d’Europe, du voyage en Orient. Les meilleurs écrivains comme Flaubert, Loti ou Gide popularisent par leurs écrits la destination. Et la jeune royauté égyptienne, à la suite du fondateur de la dynastie Mehemet-Ali dans son désir de modernité, voit bien tout le parti qu’elle peut tirer à attirer tous les notables et princes d’Europe autour des pyramides ou à l’ouverture du canal de Suez. Ainsi, le khédive Ismaïl occupe ses invités avec des voyages organisés : croisières sur le Nil, visites guidées des sites et accueil dans des hôtels de luxe. Le chemin de fer ouvre de nouvelles voies. Les Anglais excellent à offrir les services de tour operator comme l’agence Cook qui organise tout le séjour pour des groupes. Les Français préfèrent une approche plus individuelle et se sentent comme chez eux dans l’Alexandrie multiculturelle et très francophone qui accueille tous les grands bateaux arrivant de Marseille. Les Américains débarquent en vacances en Égypte après la Première Guerre mondiale. Le tourisme est aussi royal, littéraire, archéologique ou religieux. La démocratisation de la destination se fera toutefois bien plus tard, après le départ du dernier roi.

 

Caroline Kurhan est historienne. Elle a vécu quinze ans en Égypte où elle a dirigé le département Patrimoine culturel de l’Université Senghor d’Alexandrie. Ayant accès à des archives inédites de différents membres de l’ancienne famille royale, elle est l’auteur aux éditions Riveneuve de plusieurs ouvrages sur le thème dont Farouk, un destin foudroyé (2013) et Princes et princesses du Nil (2014), Palais oubliés d’Égypte (2015) et en collaboration avec Xavier Dufestel : À la table des pachas, khédives et rois d’Égypte (2016).

Format : 16 X 24
ISBN : 978-2-36013-436-6

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